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Voyage au cœur de la Cordillère des Andes

29 – 30 – 31 Août 2013

Et c’est parti pour la Bolivie !

Après un peu plus de 2 semaines au Chili, nous partons pour un Tour de 3 jours au milieu de la Cordillère des Andes qui nous amènera à Uyuni en Bolivie. Nous quittons San Pedro en Bus jusqu’à la frontière (les formalités chiliennes se déroulent à la sortie de San Pedro). Avec la neige notre bus rencontre quelques difficultés mais nous arrivons néanmoins à passer la frontière bolivienne à plus de 4500m d’altitude !

Là nous attend notre 4×4 et notre chauffeur pour les 3 prochains jours : Jose Luis, un bolivien qui n’a jamais passé la frontière avec le Chili ! Après un petit déj où Alexis découvre le mate de coca, bon pour l‘altitude, nous montons à bord de notre 4×4 avec un couple de parisien, Alice et Gaspard.

IMG_1721Nous nous engageons sur des pistes encore enneigées en direction des lagunes blanches et vertes (à 4400m), du volcan Licancabur dont le sommet culmine à 5916m et du désert de Salvador Dali. Nous atteignons ensuite des eaux thermales à environ 37° (Salar de Chalviri – lagune Polques), dans lesquelles nous nous baignons en attendant notre déjeuner que Jose Luis nous prépare et qui nous ravira. Le moindre effort commence à être difficile. Nous n’avons pas le « mal des montagnes », mais on sent que nous avons moins d’oxygène et que chaque mouvement est plus compliqué !

Jose Luis nous propose alors de chiquer des feuilles de coca qui aide à supporter l’altitude. C’est loin d’être bon et nous le recrachons avant d’en avoir ses effets. Mais Jose Luis en chiqua, lui, toute la journée pour arriver à en avoir une boule énorme dans la bouche.

Nous continuons à monter et  atteignons presque les 5000m, où nous découvrons les geysers « sol de mañana » dont les fumées peuvent atteindre 200°. Il faut donc faire attention et ne pas faire comme nous : nous avons été un peu inconscients car nous nous sommes approchés très près des cratères, et  risquions des brulures !

Sur le chemin, on croise des vicuñas et des lamas. Il y a 4 sortes de lamas : les alpagas, les vicuñas, les lamas, et les guanacos. Certains sont domestiques (alpagas et lamas) et les autres ne le sont pas. La laine de vicuña est la plus chère car on ne peut les tondre que 2-3 fois dans leur vie et elles ne produisent que 250g à chaque fois ! C’est plus cher que la soie.

Nous  reprenons la route débouchant sur une lagune rouge – rosée (Laguna Colorada), entourée de volcans, où s’y rassemblent de nombreux flamands roses. Nous n’aurions jamais pensé voir des flamands roses à cette altitude-là. C’est très impressionnant et le paysage est magnifique ! Normalement, nous aurions dû dormir dans un refuge à côté de cette lagune, où à cette période de l’année, il peut faire jusqu’à -25° la nuit mais heureusement pour nous, le temps se dégrade, la neige est menaçante et Jose Luis décide de nous emmener dormir plus bas (environ 4300m) où il devrait y faire plus chaud. Ouf !

En arrivant à l’auberge, nous découvrons que certains du groupe supportent très mal l’altitude et vont directement se coucher. Nous, nous faisons l’erreur d’accepter le café de bienvenue aux herbes locales en attendant notre diner près du poêle (enfin un chauffage dans une maison !!).  Le soir nous dinons une soupe et des bonnes pâtes, nous faisons plus ample connaissance avec notre groupe composé de 3 argentins, un anglais, une hollandaise et de 2 français. Vers 21h30 on va se coucher mais la combinaison de l’altitude et de ce fichu café aux plantes, va nous empêcher de dormir. Alexis fera même une nuit blanche !

 

Après une bonne douche à 10 bolivianos quand même, nous voilà repartis pour en prendre plein les yeux. Choupinette ne se sent pas super bien : le mal des montagnes et le froid ne font pas bon ménage. Du coup, la visite de la vallée Italia, qui se compose de pleins de gros « cailloux » (pour le bonheur de choup’), ne nous ravit pas plus que ça.IMG_2086

Par contre, la découverte de la lagune mystérieuse nous laisse sans voix ! Nous traversons des paysages splendides que nous ne nous attendions pas à voir. Pour couronner le tout, en revenant vers les 4×4, un troupeau de lamas surgit de nulle part à deux pas de nous ! Alexis est trop content mais n’ose pas les embêter de peur de se faire cracher dessus !

Sur la route, tous les kms, on se fait surprendre par de nouveaux paysages, on en prend plein les yeux en permanence ! Ce voyage est magique.

On déjeune au cul du 4×4 un très bon repas une nouvelle fois préparé par les chauffeurs.

Nous faisons 2 stops dans des villages perdus au milieu de nulle part. On se demande vraiment comment ils peuvent vivre dans ces conditions !

On arrive assez tôt à notre hôtel (vers 17h), et nous sommes impressionnés de voir que nous allons passer la nuit dans un hôtel complément construit en sel ! Nous ne savions même pas que cela était possible ! En prime nous avons un grand lit et une salle de bain pour nous tout seul !! La première depuis notre départ !!! On est super contents !  Pour réaliser les briques de sel, ils les scient directement dans le Salar et le mortier est réalisé avec le sel de la surface.

N’ayant pas trop dormis la nuit dernière, nous engloutissons notre diner et allons-nous coucher !

 

Debouts à 5h du mat’ pour ce 3ème et dernier jour du tour, nous allons voir le lever du soleil sur le Salar d’Uyuni. Quel spectacle unique ! Ce Salar, situé à 3650m d’altitude, est un immense désert de sel de 12 500km², le plus grand monde (équivalent de 2 départements français !).

IMG_2764Nous nous essayons aux photos rigolotes mais nous ne sommes pas très doués… Vous en jugerez vous-même sur le diaporama suivant. Avant le petit déj, nous allons faire un tour de l’ile aux poissons (Alexis ne comprend toujours pas pourquoi elle s’appelle l’ile aux poissons et non ile aux cactus..). Cette ile est extraordinaire car elle est en plein milieu du Salar et couverte de milliers de cactus ! Après une bonne séance photo, nous petit-déjeunons et repartons au milieu de ce désert de sel. On se demande encore comment les guides peuvent trouver leur chemin dans cette immensité blanche. Jose Luis en profite pour nous raconter la légende de l’apparition du Salar : une mère volcan aurait pleuré quand on lui a volé son fils et aurait recouvert la terre de larme et de lait qui formera cette mer blanche de sel. Il nous parle également du risque de perte et des nombreuses disparitions malheureuses de gens même initiés dans le Salar : en effet, il est difficile de garder un point de repère surtout la nuit et par mauvais temps.

Après s’être émerveillés durant ces trois jours, nous nous dirigeons tristement vers Uyuni qui mettra un terme à ce magnifique séjour. Nous découvrons une ville sans grand intérêt qui sera une étape dans le DAKAR 2014.  Nous avons néanmoins pu passer un moment dans notre premier marché bolivien en attendant notre bus pour Sucre avec Grego et Cecilia.

 

Nous espérons que nos photos puissent vous faire partager cette belle expérience et vous donne l’envie de vous y rendre un jour… !!

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