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THE Water Festival

Du 12 au 16 Avril 2014

Et c’est parti pour 4 jours de folie !! Le water festival commence ce matin et on va le célébrer pour cette première journée sur l’ile de Bilu Gyun. Thingyan (Avril) est le premier mois de l’année dans le calendrier birman et c’est à cette période que l’on célèbre le water festival (fête de l’eau), c’est-à-dire le nouvel an bouddhique (tout comme en thaïlande, laos, …).

Sachez que c‘est l’un des rares moments populaire où il est possible de se rassembler. En effet, vous n’êtes pas sans savoir que le pays a connu depuis 1962 une série de dictatures militaires. De 1988 à 2011, le Myanmar a été officiellement dirigé par le conseil d’Etat pour la paix et le développement qui, en fait, était une dictature militaire. Cette junte a officiellement laissé la place en 2011 à un pouvoir civil dirigé par l’un de ses anciens membres. Depuis, le régime s’assouplit donc un peu mais il faut rester prudent. Les militaires ont troqué l’uniforme pour le complet veston mais ils sont encore loin de s’être convertis à la démocratie. Les ouvertures concédées peuvent très bien se refermer d’un coup de botte. L’opposition démocratique et les communautés ethniques luttent toujours contre la répression.

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C’est donc dans la joie que les birmans débutent ces jours de fêtes. En tant que voyageur, nous sommes éblouis par la magie du pays et
l’hospitalité de la population. Dès notre arrivée sur l’ile, nous empruntons un tuk tuk et filons, armés de nos 3 water gun, vers les villages pour participer à la fête. Nous sommes avec M. Antoine du Breeze et un couple de coréen non équipés pour l’occasion. Nous leur prêtons une de nos « armes » qui se retrouve en miette dès la première utilisation… Partout, les enfants, adolescents et adultes s’arrosent à coups de grands seaux d’eau et de lances à eau. Bien évidemment, nous ne resterons secs que très peu de temps et participons avec joie à ce jeux géant. Une des traditions de l’ile est que chaque jour du festival est célébré dans un village différent et dans celui-ci, les familles ouvrent leurs portes et invitent tout le monde à manger et boire. Dès 10h du matin, nous sommes donc déjà attablés devant un repas gargantuesque pour notre premier déjeuné du jour. Pendant le reste de la journée, nous irons donc de maison en maison, n’arrêtant que lorsque l’on n’en pouvait plus !

Nous prenons beaucoup de plaisir à jouer avec les enfants et à mener de rudes batailles avec eux !! Ils nous attaquent même avec deDSCF4957 la mousse à raser…les chenapans !! Bien évidemment, le fait que l’on soit les seuls étrangers sur l’ile (enfin c’est ce que l’on pense car nous n’en n’avons croisé aucun autre pendant la journée), était d’autant plus « existant » pour eux. On se faisait poursuivre jusque dans les maisons et les gens venaient à pied de loin pour nous jeter un sceau d’eau sur la tête. Les enfants dans les camionnettes qui dansent comme des fous, nous font des petites chorégraphies, ils sont trop marrants…! Nous avons passé de superbes moments, c’était génial. Il est vraiment difficile pour nous de penser que derrière les sourires et l’insouciance,  veille un régime de fer.

Dans l’après-midi, M. Antoine nous propose d’aller voir un match de boxe birmane. Nous acceptons sans trop savoir à quoi nous attendre. En fait, la boxe birmane est une cousine germaine de la boxe thaïe. Comme dans cette dernière, presque tous les coups sont permis, sauf les coups de tête. Les coups les plus qualifiants sont les coups de pied sur la nuque et les coups de coude au cou… c’est très violant ! Nous sommes d’autant plus choqués que ce sont des enfants sans gants qui se battent.. C’est beaucoup trop violent pour nous, nous n’avons pas aimé.

Il est presque l’heure de rentrer et après un rapide passage par une pagode, nous reprenons le ferry. Le soir, le festival est plus calme, nous en profitons pour recharger nos batteries et être au taquet le lendemain.

Après avoir célébré la fête de l’eau de manière plutôt intime sur l’ile, nous la découvrons dans une ville plutôt importante. Il y a des scènes où se produisent des artistes birmans (qui d’ailleurs étaient dans notre hôtel et se chauffaient la voix depuis 4h du mat… !), des stands « publics » avec des lances à eau et des stands privés où se réunissent familles et amis. Nous mettons un peu de temps à trouver notre place dans ce « nouveau » concept mais en nous baladant le long des quais nous sommes vite « adoptés » par des locaux. Tout d’abord, par une bande de jeunes bien sympas déguisés à la « Kiss » qui arrêtaient tous les véhicules (voitures, tuk tuk, scooter, vélo.. enfin tout) pour les arroser, puis nous avons été reçus les bras ouverts par une famille locale. Ils avaient un stand sur lequel ils remplissaient de gros réservoirs avec l’eau du fleuve et passaient la journée comme tout le monde, à jeter des seaux d’eau aux véhicules et piétons qui passent. Nous avons passé un super après-midi avec eux, c’était génial ! De plus, étant étrangers (et sachant qu’il n’y en avait pas beaucoup à Mawlamyine), nous attirons énormément de monde et certains s’arrêtent pour nous aider à arroser les passants. C’était super ! Malheureusement, nous avons réservé un bus de nuit pour nous rendre à Mandalay ce soir. Nous sommes bien tristes de quitter notre famille avec qui on aurait aimé partager un plus long moment… Pour nous rendre au terminal des bus, nous prenons un taxi fermé que nous payons le triple du prix mais qui nous permettra de rester sec et surtout de protéger nos sacs. Comme d’habitude au Myanmar, notre bus part avec 1h30 de retard… Grrr !! Nous aurions pu rester plus longtemps à jouer avec notre famille et avec l’eau !

Après une énième nuit dans le bus, nous arrivons à Mandalay à 7h. Après un peu de recherche et de stress (car tous les hôtels sont complets pour le festival) nous trouvons une chambre au ET Hôtel qui s’avèrera super bien. C’est une très bonne surprise après les hôtels plus que moyens de Hpa An et Mawlamyine. Après avoir passé la matinée à se reposer car une nuit de bus est toujours éprouvante, nous partons, comme tous les jours, armés de nos water guns dans les rues. Nous nous dirigeons tout d’abord vers le palais royal où sont concentrés la plupart des animations. Les rues sont inondées, nous marchons dans plus de 10 cm d’une eau plus que douteuse et la rue qui longe le palais est très embouteillée, des centaines de voitures et camionnettes font la queue pour passer devant les principales scènes, les jeunes dansent sur les toits des véhicules. L’ambiance est ici plus jeune, plus « grosse teuf », contrairement à l’ambiance plutôt familiale de l’ile ou de Mawlamyine. Nous essayons tant bien que mal de marché vers la scène principale mais nous sommes coincés dans un embouteillage de scooters et piétons où il devient difficile de mettre un pied devant l’autre… Nous repartons donc vers les rues adjacentes à notre hôtel et faisons pendant nos 2 jours de festival à Mandalay, de nouveau, de belles rencontres. Nous pensons notamment à cette famille qui offre le repas à tous ceux qui s’arrêtent à leur stand, à ces femmes fleuristes avec qui nous avons passé un moment à discuter comme on pouvait et qui nous ont offert à manger et des colliers de fleurs, à une famille assez dingue qui nous offrait bières sur bières et dansait dans des petites rues, à tous ces enfants avec qui nous avons joué.

Nous avons passé quelques merveilleuses heures à jouer avec une bande de gamins qui nous faisait allégrement participer au festival. Surtout avec la petite fille qui essayait de nous réchauffer en nous aspergeant d’eau chaude lorsque l’on recevait des seaux d’eau glacés sur la tête. Car les birmans adorent se jeter de l’eau gelée : ils mettent des blocs de glace dans leur bassine d’eau et prennent un malin plaisir à vous arroser avec.

En plus du festival, à Mandalay, nous avons eu la chance de pouvoir manger le meilleur poulet au curry de notre voyage. C’était un petit stand de rue, en face de notre hôtel, qui ne désemplissait jamais. On se régalait également d’un chapati avec des daals comme en inde !! Mmmmm…. C’était trop bon !

Nous venons de passer nos 2 derniers jours de water festival et contrairement à tous les étrangers que nous avons rencontrés pendant la suite de notre voyage qui en avait assez d’être trempés du matin au soir, nous n’étions pas rassasiés !! Les rires des enfants, les « mengalabas » (bonjour en birman) répétés sans cesse, l’hospitalité, la générosité et les sourires ainsi que les camionnettes pleines de monde qui dansent sur la musique sonnant dans les rues, seront des images qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires… C’était  génial, nous avons adoré ça .. nous venons de passer nos meilleures journées de notre tour du monde. Une chose est sûre, ce n’est pas la dernière fois que l’on participe à ce festival et on espère que l’on aura la chance d’y participer de nouveau et qui dit avec nos enfants peut être ???

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