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Siquijor, une ile en or !!

Du 10 au 18 Mai 2014

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C‘est heureux que nous montons dans notre ferry qui nous amène à notre prochaine destination: Siquijor! Nous y arrivons en début d’après-midi, ce qui nous laisse le temps de rechercher un bon hôtel car cette fois ci, nous souhaitons trouver notre cabane sur la plage!!

IMG_7985Nous rencontrons Romeo, un chauffeur de tricycle qui pour une fois est plutôt sympa, et ne semble pas trop vouloir nous arnaquer. Nous voulions initialement aller au JJ Guesthouse sur la plage de San Juan mais Romeo nous en dissuade en nous expliquant qu’il y a beaucoup mieux sur l’ile… Nous lui faisons à moitié confiance car nous n’avons pas de très bonnes expériences normalement avec les tuk tuk ou tricycles et lui demandons d’aller voir JJ Guesthouse et de nous arrêter à d’autres guesthouse qu’il nous conseille sur le chemin. Le JJ étant complet, et les premières adresses que nous indique Romeo également (dont le Bruce), nous finissons au Royal Cliff qui est recommandé également par le guide. C’est pas mal, mais nous n’avons pas notre cabane sur la plage… on loue donc un scooter à Romeo pour 250 pesos par jour et partons à la recherche de notre rêve. On visite à peu près toutes les guesthouses que nous rencontrons sur la route de San Juan, et craquons littéralement pour le Bruce (qui nous avait été indiqué précédemment par Romeo).

Cet endroit, qui porte le nom de son propriétaire écossais, est tout simplement un paradis. Le complexe comprend environ huit bungalows en bambou pour 2-4 personnes, tous équipés de salle de bains (avec eau chaude!!), cuisine (Yououou!! On va pouvoir cuisiner!) et un balcon face à l’océan. Tout est propre et bien rangé, et tous les 3 jours, notre bungalow est entièrement nettoyé. La fille du propriétaire, qui gère actuellement le lieu, et le personnel local sont incroyablement gentils et toujours souriants. Et pour couronner le tout il y a même une piscine. Bref, vous l’aurez compris, nous avons trouvé notre paradis. C’est même mieux que dans nos rêves! Nous réservons donc notre bungalow pour le lendemain (le n°2) et repartons heureux!!!

Nous passons ensuite une très bonne soirée avec Florence et Nathalie, 2 françaises rencontrées au Royal Cliff. La guigne semble nous avoir quitté, tant mieux.

Le lendemain, Alexis fait donc des allers retours avec notre scooter pour aller déposer nos sacs dans notre nouveau super bungalow. C’est le bonheur, nous sommes trop contents et avons l’impression de nous installer dans notre maison. Le petit marché DSC01951 de Siquijor nous offre tout ce que l’on a besoin pour nous rendre heureux: des légumes, des patates (car on commence à en avoir un peu marre du riz!), des oignons, des avocats pour faire du guacamole, de délicieuses mangues et du pain… sucré mais du pain quand même!! Nous pouvons donc commencer nos journées avec de succulents petits déjeuner composés d’œufs sur le plat, de petits pains avec du nutella, de jus d’orange frais, de mangue… le tout face à la mer. Vous ne pouvez pas savoir quel bien cela fait après des mois de changement d’hôtel, de restaurants et de sacs à porter continuellement. C’est la première fois que pendant le voyage, nous nous sentons réellement en vacances!!

Notre première nuit fut, comme vous pouvez vous en douter, juste parfaite et le matin, après un petit déj de roi, on se remet au lit pour se regarder un petit film (tout comme en vacances!). A un moment donné, on toque à notre porte, on ouvre en se demandant qui cela peut bien être. On découvre alors Javier, un chilien que nous avions rencontré en Inde quelques mois auparavant. Nous sommes très surpris mais ravis de le voir là avec Claudine, sa femme allemande (nous leur avions dit où nous étions sur Siquijor mais comme au Bruce l’internet ne marche pas très bien, nous n’avions pas pu voir leur mail qui nous avertissait de leur arrivée).

Comme vous pouvez l’imaginer, pendant notre voyage, nous avons fait beaucoup de belles rencontres et nous nous sommes faits des amis aux quatre coins du monde. Claudine et Javier comptent parmi eux, d’autant plus que l’histoire de notre amitié est un peu particulière. Nous nous sommes rencontrés au guichet de la gare de train de Margao à Goa en Inde. Nous avons tous attendu ce jour-là plus de deux heures notre tour, car un groupe de soldats de l’armée indienne achetait des billets pour tout le régiment. Claudine et Javier venaient de passer un mois en Inde, première étape de leur voyage de 6 mois en Asie (ils ont d’ailleurs pu nous donner leurs  DSC02049bons plans). Une fois les billets en poche, nous nous sommes dit au revoir, se dirigeant chacun vers des destinations différentes, sans échanger contacts ou quoi que ce soit. Le hasard fait bien les choses car quelques jours plus tard, nous nous sommes de nouveau rencontrés en plein milieu des ruines d’Hampi. Nous avons, sans s’en apercevoir, passé plus de 2h à parler en plein soleil. Nous avons dîné le soir même ensemble et le lendemain avons partagé le coucher du soleil du temple des singes. Nous n’avons pas pu nous revoir les jours suivant car nous devions organiser la suite de notre voyage en Inde et acheter notamment nos billets de train (ce qui s’avéra beaucoup plus compliqué que prévu car les  vacances indiennes était sur le point de commencer dans le Nord et la plupart des trains étaient déjà complets).  Quand nous nous sommes dit au revoir à nouveau, nous savions qu’ils avaient le vague projet d’aller eux aussi aux Philippines en Mai, mais rien n’était certain. Après l’Inde, nous sommes allés en Thaïlande et au Myanmar, ils se sont rendus en Malaisie et en Chine. Pendant ce temps, nous sommes restés en contact et quand nous étions sur le point de quitter le Myanmar, nous avons découvert que, indépendamment l’un de l’autre, nous avions décidé d’aller, à la même période,  aux Philippines puis à Bornéo, en Malaisie. Au final, nous avons passé près d’un mois à voyager à 4 et avons partagé de très bons moments qui ont marqué notre voyage. Ce n’est qu’en voyageant longtemps que l’on peut vivre ce genre d’expérience, et se faire des amis de la sorte.

A  Siquijor, nous sommes donc devenus « voisins » et avons passé toute la semaine ensemble. Nous avons passé d’excellentes soirées à discuter en multi langue (anglais, espagnol ou français car claudine le parle très bien), admirer les magnifiques couleurs du coucher de soleil, jouer à Citadelle et boire du Rhum Philippin (à moins de 2€ la bouteille s’il vous plait !).

La journée, nous explorions l’ile en scoot. Siquijor étant la plus petite ile des Visayas, il est possible d’en faire le tour en quelques heures mais, malgré sa petite taille, la topographie et la nature sont très variés. Elle abrite plusieurs plages de sable blanc avec des récifs coralliens, des montagnes avec de la forêt tropicale, des grottes et des cascades dans son intérieur, et même desDSC01715 champs de riz dans ses plaines. Il y a également plusieurs villages dans lesquels se trouvent des petits marchés, des petits resto « tolo tolo » que nous appelons casseroles (il s’agit de plat familial, cuisiné le matin même et vendus à la portion avec du riz bien évidemment),  des monuments historiques tels que le couvent et l’église de Lazi. Pendant notre séjour, nous avons eu le temps de profiter de tous ces différents paysages qui sont facilement accessibles en scoot. C’est d’ailleurs très  agréable et relaxant de conduire autour de Siquijor car la route est en bon état, il n’y a presque pas de circulation et il est presque impossible de tomber en panne d’essence. On trouve partout des petits kiosques qui en vendent dans des bouteilles de Coca Cola en verre d’1 litre. En plus, malgré que l’on soit sur une ile, ce n’est pas trop cher : un litre d’essence se situe entre 60 à 62 pesos soit environ 1 euros. Nous croisons également de nombreux terrains de basket improvisés où d’intenses matchs se déroulent. Le samedi, des dizaines de karaoké sont sortis et les habitants de Siquijor s’en donne à cœur joie.

Sur la route, nous sommes surpris de la sympathie des habitants qui ont toujours le sourire. Ils essaient de nous aider et nous n’avons pas l’impression de nous faire avoir comme dans d’autres pays d’Asie. Les prix ne sont pas plus élevés parce que nous sommes des touristes et n’avons pas l’impression d’être des dollars sur pattes. Une fois, Javier s’est trompé et a payé de l’essence avec un billet de 1000 au lieu de 100 pesos (ils sont presque de la même couleur) et en partant, le gars de la station-service lui a couru après en lui criant: “Monsieur, Vous oubliez votre monnaie”. C’est juste incroyable ! Partout ailleurs, il aurait pu dire adieu à son reste, mais ici à Siquijor, les gens sont particulièrement honnêtes !

S’il fallait trouver un petit bémol à Siquijor, c’est que comme partout sur les iles des Visayas, il est difficile de trouver une plage où l’on peut se baigner à n’importe quelle heure. En effet, le récit coralien est si prêt qu’à marée basse il est impossible de DSCF5081se baigner sans se blesser. Il existe quand même, sur la côte Est, une plage aux eaux plus profonde : Saladong-Ong. La plage a proprement dite n’est pas magnifique mais l’eau est turquoise, transparente et sans vague. C’est parfait pour aller se baigner. Partout ailleurs sur l’ile, on trouve des sanctuaires marins, dans lesquels nous passerons du temps à faire du snorkeling (notamment à celui de Tubod, en face du Coco Grove, merci à Nathalie et Florence pour ce bon plan). Nous sommes supers contents car nous y verrons nos premiers némos, il y en a énormément et sont vraiment trop choux !! Bon, nous verrons également nos premiers sea snake (on ne savait même pas qu’il y avait des serpents dans la mer..) et ça nous fait bien moins plaisir d’autant plus qu’ils sont plutôt dangereux mais ne peuvent, normalement, pas nous mordre car leur bouche est trop petite. N’empêche que nous n’avons pas envie de tester et nous faisons de belles frayeurs à chaque fois que l’on en voit un. Enfin il y avait de magnifiques coraux, de très beaux poissons (dont les picasso) et des oursins avec des épines de plus de 50 cm.

La veille de notre départ, nous avons trouvé avec Alexis un petit paradis juste à côté du Bruce : la plage de Paliton… Elle est toute petite mais le sable y est blanc et les eaux un peu plus profonde qu’ailleurs. Malheureusement ils sont en train de construire un hôtel sur la plage qui sera bientôt privée.

Ces 10 jours nous aurons apporté notre dose de rêve et c’est avec des souvenirs pleins la tête que nous reprenons la route… L’un des plus emblématiques est certainement nos fins de journées, passées un verre de rhum philippin à la main, devant des couchers de soleil à couper le souffle.  Chaque soir, le soleil peignait le ciel en un mélange de couleurs d’une intensité que nous n’avions jamais vu auparavant. Et à chaque fois, les couleurs étaient différentes.

On vous demande alors : Qu’est ce qu’on pourrait avoir besoin de plus pour être heureux ?

 

 

 

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Comments To This Entry.
  1. Gary juillet 14, 2014 Reply

    Cela me rapelle tellement de souvenirs !!!!

    Le plus important c est ensuite d arriver a garder vos amis de voyage, car j en suis sur le voyage ne fait que commencer pour vous désormais.

    Profitez les amoureux.

    Gary


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