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Mandalay et les anciennes capitales royales

Le 17 avril

Le water festival étant terminé, nous décidons d’aller visiter les alentours de Mandalay à l’aide d’un tour proposé par notre hôtel. Nous partons dès le matin avec 2 anglais, Suzie et Cliff.

IMG_5536Mandalay est la deuxième ville du pays, et elle fut la dernière capitale royale birmane. Avec ses 150 monastères et ses 70 000  moines, la « Cité d’Or » demeure la ville symbole de la foi bouddhique, capitale religieuse en quelque sorte. Nous commençons notre visite par la pagode de Mahamumi, la plus prestigieuse de la ville, et parmi les plus vénérées du Myanmar. Elle fut construite en 1784 pour y abriter un bouddha de 4m de haut.  Les femmes sont confinées dans un espace derrière celui des hommes et ne sont pas autorisées à déposer des feuilles d’or sur le bouddha. Elles doivent demander ce service à un homme… Le visage du bouddha est étonnamment lisse et brillant ce qui contraste énormément avec le reste du corps, tout boursoufflé par les milliers de feuilles d’or collées par les fidèles quotidiennement, une sorte de grosse doudoune à bulles dorées d’environ 20 cm d’épais !!! Aujourd’hui, comme c’est le nouvel an bouddhique, il y a encore plus de monde qu’habituellement… c’est vraiment incroyable, la pagode est pleine à craquer ! Dans les allées donnant sur la Pagode, nous craquons pour une belle sculpture de moine en bois de teck.

Après être passés devant les ateliers de sculpteurs de bouddhas en marbre, nous nous rendons ensuite dans le village de Sagaing. La ville se situe à 20km au sud de Mandalay et est également une ancienne capitale royale (après Bagan). Depuis la pagode de U Ponya, construite sur la plus haute colline, on a un joli panorama sur les collines aux alentours et l’avalanche de pagodes.  Au pied des pagodes, nous sommes de nombreuses fois coincés  dans des embouteillages, nous nous rendons encore plus compte de la ferveur des birmans pour la religion.

Juste après Sagaing, se trouve l’ancienne capitale d’Inwa (Ava).  Pour la visiter, nous devons traverser l’Irrawaddy et dès la sortie du bac, nous avons l’impression d’être tombés dans un piège à touriste. En effet, plusieurs chauffeurs de calèches nous attendent et nous nous rendons vite compte que nous sommes obligés d’en emprunter une pour visiter le site. De plus, pour rentrer dans le monastère, nous devrions payer une entrée de 10$ ! Ne souhaitant pas les dépenser pour si peu, on ne visitera pas grand-chose sur ce site. Néanmoins, la nature est plutôt sympa et ce fut quand même une agréable balade.

IMG_5669Pour le coucher de soleil, nous nous rendons au célèbre pont de teck U Bein (qui fait la couverture du Lonely Planet) à Amarapura. C’est le plus long pont de teck du monde (1,2 km de long !) et selon les guides et autres voyageurs rencontrés, ça devait normalement être un des grands moments de notre voyage en Birmanie… Et bien, comment dire ??? Nous n’avons pas aimé du tout, c’est juste un pont en bois plein de monde sans vraiment de charme pour nous. Mais bon c’est notre avis.  En attendant de reprendre la voiture et rentrer à Mandalay, nous avons eu le temps de nous intéresser à un sujet que nous n’avons pas pu ignorer depuis notre arrivée au Myanmar : La chique.  Ici comme en inde, hommes et femmes chiquent le bétel. C’est une substance qui provient de la noix de bétel ou d’arak. Elle est très appréciée par les birmans. Ils en mâchent de petits morceaux enroulés dans une feuille de bétel avec de la chaux et parfois du tabac. Cette chique leur procure un certain bien être, et sert de coupe faim. Le bétel ne s’avale pas, on crache le liquide produit par la mastication en de longs jets rougeâtres parfaitement immondes.

On a du souvent faire attention où l’on mettait les pieds car des flaques de bétel parsèment les trottoirs.  Les consommateurs se reconnaissent facilement par leurs dents rouge foncé et généralement très abimées par la chaux.

Finalement, ce tour n’était pas aussi bien que ce que nous l’avions espéré, nous aurions mieux fait de louer un scooter pour partir découvrir la région mais n’étant pas encore très à l’aise en scoot nous avions choisi la solution de facilité et nous le regrettons un peu. De plus, après la folie du festival de l’eau, cette journée nous parait un peu terne et nous souffrons de la chaleur. En effet, il fait plus de 40° mais avant nous ne nous en rendions pas compte… nous rêvons de recommencer ce festival !

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